Les Vents du Levant fêtent la Méditerranée

Comme chaque printemps, les Vents du Levant soufflent sur Draguignan. Cette année, le festival de danse met à l’honneur meltemi et sirocco, avec une édition aux couleurs de la Méditerranée, du 14 mars au 2 avril.

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Deux grandes voix pour faire dialoguer les cultures

herve-koubi-ce-que-le-jour-doit-a-la-nuitC’est Hervé Koubi qui a ouvert le bal avec son spectacle Ce que le jour doit à la nuit, un ballet urbain mêlant hip hop et capoeira, danses traditionnelles et contemporaines, interprété par douze danseurs algériens et burkinabés. Une ode aux origines pour ce chorégraphe né en France, qui a découvert tardivement que les siennes se situaient sur l’autre rive de la Méditerranée.

Cette entrée en matière qui fait la part belle au dialogue des cultures et au métissage est le meilleur symbole de ce carrefour des civilisations que le festival souhaite incarner. Il le fait aussi à travers deux voix féminines, parmi les plus grandes du XXème siècle, qui ont su contribuer au rayonnement du monde méditerranéen et de leurs pays respectifs — la Grecque Maria Callas et l’Égyptienne Oum Kalsoum. Deux soirées sont consacrées à ces figures féminines devenues mythiques de leur vivant.

Le Sacre du printemps a 100 ans

© Blenda

© Blenda

L’année du centenaire de la création du Sacre du printemps touchant à sa fin, le festival célèbre l’événement avec deux spectacles. Le premier est un hommage à l’interprétation historique que Pina Bausch en a livré en 1975, et qui met le public à contribution. Un spectacle interactif et malicieux imaginé par le chorégraphe catalan Roger Bernat, qui invite les spectateurs à proposer, sur la base de la création de la chorégraphe décédée en 2009, sa propre interprétation de l’œuvre de Stravinsky.

iTMOi, le spectacle du chorégraphe britannique Akram Khan, puise ses références et ses thématiques dans le Sacre tout en revendiquant son originalité. Une œuvre radicale et singulière, belle et cruelle, aux multiples influences.

Sur un air de flamenco

suite-flamencaOn repart vers le Sud le temps de deux soirées espagnoles. Le 25 mars, la compagnie Antonio Gadès rend hommage à deux des ballets les plus célèbres de son éminent fondateur, qui fut l’un des grands promoteurs du flamenco à travers le monde, et fait vibrer la scène de notre théâtre au son de cette musique et de cette danse. Les 16 artistes qui interprètent les Noces de sang (d’après Federico Garcia Lorca) et la Suite flamenca vous feront découvrir un flamenco savant et flamboyant, crépusculaire et extraverti.

© Eduardo Garcia Gonzalez

© Eduardo Garcia Gonzalez

Dans un registre très différent (et accessible aux plus petits), le spectacle Constelaciones de la compagnie Aracaladanza, mis en scène par le chorégraphe Enrique Cabrera, s’inspire de l’œuvre du peintre Juan Miró. Il crée en direct, grâce au mélange de la danse et de la vidéo, des tableaux vivants dont les couleurs primaires rappellent joyeusement celles des toiles du maître. Un spectacle onirique auquel il est vivement recommandé d’assister en famille !

Un programme riche et coloré, qui plaira aux néophytes comme aux amateurs, à retrouver sur le site internet de Théâtres en Dracénie et surtout sur scène jusqu’au 2 avril. Dépêchez-vous !

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